Page 206 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P132. IMPACT DE LA DÉNUTRITION SUR LE CONTRÔLE DU
PATIENT BPCO
H.IKROU1, N.BOUTBAGHA1, S.FARHAT1, S.ABDALA1, H.SERHANE1
1 : SERVICE DE PNEUMOLOGIE, CHR HASSAN II, CHU SOUSS-MASSA, LABORATOIRE LARISS,
FMPA, UIZ - AGADIR
Introduction :
La dénutrition est fréquente chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique
obstructive (BPCO), et est de type protéino-calorique. Chez les patients BPCO en
décompensation aiguë, nécessitant une nutrition artificielle hypercalorique, l'utilisation d'une
nutrition à prédominance lipidique peut avoir un intérêt pour diminuer la production de CO2 et
faciliter le sevrage de la ventilation artificielle.
Méthodes :
C’est une étude transversale exhaustive à visée descriptive et analytique réalisée sur 185
patients hospitalisés pour exacerbation de BPCO à l’hôpital Hassan 2 d'Agadir sur une durée de
18 mois. La collecte des données a été réalisée à l’aide d’une fiche d’exploitation puis étudiée
sur le logiciel Jamovi.
Résultats :
L’âge moyen était 62 ans ± 8ans, 89% des patients étaient de sexe masculin. Concernant la
consommation tabagique, la médiane était de 36 PA, 31% étaient sevrés au moment du
diagnostic et 87% étaient classés stade E selon la classification du GOLD. 74% avait un niveau
socioéconomique faible et seulement 47% étaient toujours actifs sur le plan professionnel. 36%
étaient en dénutrition avec un IMC < 18, le taux moyen d’albumine était à 29g/L ± 7. Il y avait un lien
statistiquement significatif aussi entre le nombre de PA et le niveau socioéconomique du
patient(p<0.001), parallèlement, la dénutrition étaient liée à au nombre de PA consommés et à un
stade avancé de la maladie (p<0.001). Par contre, l’âge n’était pas lié à la consommation
tabagique, au taux de l’albumine, ni à l’IMC.
Conclusion :
La dénutrition est responsable d'une surmortalité, indépendamment de l'âge et des altérations
fonctionnelles respiratoires. Elle doit être considérée comme une comorbidité chez le patient
BPCO marocain, ainsi qu’un facteur aggravant qui peut être associé à un taux d’exacerbation plus
important.
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