Page 273 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P175. HYPERSENSIBILITÉ À LA RIFAMPICINE CHEZ L’ENFANT : A
                     PROPOS D’UN CAS


                     K.BEN HAMMAD, R.LAAMIM, S.DIANI, S.MOURABIT, H.AHERMIM,
                     J.E.BOURKADI


                     SERVICE DE PNEUMO-PHTISIOLOGIE, HOPITAL MOULAY YOUSSEF, CHU RABAT FACULTE DE
                     MEDECINE ET DE PHARMACIE, UNIVERSITE MED V, RABAT



               Introduction :

               Le traitement antibacillaire est responsable de plusieurs effets indésirables secondaires, dont
               les réactions immuno-allergiques avec une prévalence de 4 à 5 % chez l’adulte, tandis que cet
               effet  est  beaucoup  plus  rare  chez  l’enfant.  Nous  rapportons  un  cas  d’hypersensibilité  à la
               Rifampicine chez l’enfant.

               Observation :

               Il s’agit d’un enfant de 9 ans, sans antécédents pathologiques notables, suivie pour tuberculose
               ganglionnaire cervicale droite diagnostiquée cliniquement avec mise en évidence d’un
               granulome épithélioïde et gigantocellulaire avec nécrose caséeuse  à l’étude
               anatomopathologique de la biopsie ganglionnaire. La patiente est mise sous  traitement
               antibacillaire, forme combinée à base de Rifampicine, Isoniazide et Pyrazinamide. 02h après
               l’administration de la 1 ère prise, la patiente a présenté une urticaire généralisée avec œdème
               du visage associé à des nausées, ainsi qu’un syndrome fébrile et vertige. Le  traitement
               antituberculeux est arrêté, et la patiente est mise sous traitement symptomatique.  Un bilan

               biologique est fait notamment la numération formule sanguine, le bilan hépatique et rénal qui
               sont revenus normaux. L’évolution est marquée par la disparition complète des lésions cutanées
               au bout de 5 jours. Après accord du tuteur de la patiente et sous surveillance médicale, une
               réintroduction du traitement  antituberculeux sous forme dissociée est démarrée
               progressivement et lentement de chacun des molécules suivantes : Isoniazide  puis de la
               Pyrazinamide, suivie d’une induction de tolérance à la Rifampicine qui ont passé sans incidents.
               D’où la décision de remettre la patiente sous forme combinée, Le traitement est prévu pour une
               durée de 6 mois, avec des contrôles réguliers.

               Conclusion :

               L’hypersensibilité aux antibacillaires ne doit pas constituer un handicap à la poursuite du
               traitement, la réintroduction doit se faire en milieu hospitalier et le protocole diffère en fonction
               du contexte clinique.













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