Page 272 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P174. RÉACTION PARADOXALE DE TYPE PLEURALE : A PROPOS
D’UN CAS
K.BEN HAMMAD, S.DIANI, S.MOURABIT, H.AHERMIM, J.E.BOURKADI
SERVICE DE PNEUMO-PHTISIOLOGIE. HOPITAL MILITAIRE D’INSTRUCTION MOHAMMED V, RABAT
(MAROC),
Introduction :
La réaction paradoxale correspond à une aggravation clinique ou des images radiologiques
préexistantes ou à l’apparition de nouvelles lésions après une amélioration initiale sous
traitement antibacillaire efficace en l’absence d’autres causes en rapport avec la maladie
tuberculeuse elle-même ou en rapport avec une autre pathologie. Nous rapportons le cas
d’une réaction paradoxale.
Observation :
Il s'agit d'une femme de 42 ans, traitée il y a 18 mois pour une tuberculose pleurale
diagnostiquée cliniquement avec mise en évidence d’un granulome épithélioïde et
gigantocellulaire avec nécrose caséeuse à l’étude anatomopathologique de la biopsie
pleurale droite, avec bonne évolution clinique et radiologique. Qui est hospitalisée pour une
douleur thoracique droite de type pleurale évoluant depuis 16 mois après la fin de traitement
antibacillaire. L'examen physique a objectivé un syndrome d’épanchement liquidien à la base
pulmonaire droite. La radiographie thoracique est en faveur d’une pleurésie droite, qui est
confirmé sur une échographie thoracique. Une ponction biopsie pleural avec étude
bactériologique : Xpert MTB/RIF à la recherche de résistance et culture de bk qui sont revenus
négatifs, ainsi qu’une étude anatomopathologique pour éliminer une pathologie associée
notamment néoplasique a mis en évidence même aspect de granulome. Vu l’absence de signe
cliniques pulmonaires et extra pulmonaires associés, l’état général de la patiente conservée,
amélioration initiale clinique et radiologique sous corticothérapie et culture de bk sur fragment
de biopsie négative, le diagnostic de réaction paradoxal est retenue. La patiente est mise sous
corticothérapie (prednisone) 40mg/j pendant 01 mois avec dégression progressive, l’évolution
est marquée par une nette amélioration clinique et radiologique.
Conclusion :
L’atteinte pleuro-parenchymateuse représente le deuxième site en termes de fréquence de
réaction paradoxale. Elle reste un diagnostic d’élimination, en l’absence d’argument pour une
mauvaise observance, une malabsorption, une interaction médicamenteuse ou une résistance
au traitement. Du fait d'une évolution le plus souvent spontanément favorable, la prescription
d'une corticothérapie ne paraît indiquée qu'en présence d'un retentissement vital et également
fonctionnel comme c’est le cas de notre patiente.
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