Page 145 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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pertuis trans-diaphragmatique mesuré à 3mm , indiquant le transfert du patient en service de
               chirurgie thoracique pour complément de prise en charge.

               Discussion

               La rupture des kystes hydatiques hépatiques dans le thorax est rare et se fait plus fréquemment
               dans les bronches que dans la cavité pleurale [5]. La rupture pleurale se fait soit en plèvre
               symphysée avec constitution d’une poche pleurale enkystée communiquant avec le kyste
               hydatique, soit en plèvre libre avec apparition d’une pleurésie purulente.

               Les fistules bilio-bronchiques peuvent se manifester, soit de façon brutale avec
               symptomatologie bruyante, soit de façon progressive avec un tableau insidieux [6].

               La biliptysie est le signe fonctionnel le plus fréquent [3,4,7]. Les divers tableaux cliniques réalisés

               lorsque la fistule thoracique est installée sont variables, et sont en fonction du degré
               d’importance de la fistule trans-diaphragmatique et de l’organe où se déverse la bile et le
               contenue suppuré [8]. En cas de fistule bilio-pleurale, la symptomatologie peut se faire de façon
               insidieuse, notamment lorsque le ou les trajets fistuleux sont minimes. Le tableau réalisé est celui
               du bilithorax : épanchement  liquidien pleural de nature biliaire. Les signes respiratoires se
               réduisent à une toux irritative et à une douleur basithoracique droite. L’examen fera découvrir un
               syndrome d’épanchement minime de la base pleurale droite. La fistule bilio-pleurale peut se
               manifester de manière plus bruyante et réaliser en général le tableau d’un pyothorax, il s’installe
               alors un point de côté brutal, une fièvre, des toux quintes et productives ramenant des
               expectorations purulentes et une dyspnée plus au moins  importante suivant l’intensité de
               l’épanchement. En cas de fistule bilio-pleuro-bronchique, complication qui succède au tableau
               de fistule bilio-pleurale négligée, la symptomatologie réalisera un tableau de pyothorax
               associé une bronchorrhée purulente ou à une biliptysie.

               La tomodensitométrie thoraco-abdominale doit compléter  le bilan. Elle permettra de bien

               étudier la lésion hépatique et pulmonaire, mais aussi d’identifier une éventuelle communication
               entre les lésions hépatiques et pulmonaires [1].

               La bili-IRM est une technique performante non invasive qui permet une bonne exploration des
               voies biliaires  et pancréatiques. Elle permet une identification des complications vasculo-
               biliaires lorsque les autres examens sont non concluants [9].

               La bronchoscopie est un examen souhaitable dans l’évaluation de la fistule biliobronchique. Elle
               permet d’apprécier la gravité des lésions de l’arbre bronchique en précisant l’origine de la
               biliptysie et l’importance de l’inflammation de la muqueuse bronchique [1].

               Le meilleur traitement devrait être préventif, reposant sur un programme multidisciplinaire de
               prophylaxie de la maladie hydatique et d’autre part, sur un diagnostic et un traitement précoce
               des KHF avant leur rupture dans le thorax.

               Conclusion






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