Page 231 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P150.  FACTEURS PRONOSTIQUES AU COURS DES PLEURÉSIES
                     PURULENTES  :  EXPÉRIENCE  DU  SERVICE  DE  PNEUMOLOGIE  DE

                     MARRAKECH

                     H. YASSINE, S. BOUNHAR, H. BIBOURCHI, M. IJIM, O. FIKRI, L. AMRO

                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL ARRAZI, CHU MOHAMMED VI, LABORATOIRE LRMS, FMPM,
                     UCA, MARRAKECH


               Introduction : La pleurésie purulente (PP) est une pathologie encore fréquente dans notre
               contexte. Notre objectif était de décrire l'évolution des PP et de déterminer les facteurs
               pronostiques péjoratifs.

               Patients et méthodes : Étude rétrospective portant sur 46 patients hospitalisés dans notre
               service pour une pleurésie purulente entre janvier 2020 et décembre 2023.


               Résultats :  Il s'agissait de 39 hommes et de 7 femmes. L'âge moyen était de 41 ans avec des
               extrêmes allant de 16 à 72 ans. La PP était communautaire dans tous les cas. Un retard de
               consultation était noté dans 44 % des cas. Les principales comorbidités étaient le tabagisme
               était présent dans 42.9% des cas,  le diabète dans 40 % des cas,  BPCO dans 15% des cas,
               l’insuffisance rénale chronique dans 5 %, l’éthylisme chronique chez 5% des cas et l’infection VIH
               chez 4% des cas. Le bilan étiologique local avait retrouvé : une pneumopathie infectieuse (n=
               23, 49%), une porte d'entrée ORL (n=5, 10 %), un cancer bronchique (n=3, 6,5%), un abcès
               pulmonaire (n= 1) et une pyélonéphrite gauche avec communication par un pertuis de 8mm
               entre la loge rénale et la cavité pleurale (n=1). La durée moyenne d'hospitalisation était de 15 ÷ 4
               jours. L'évolution à court terme était marquée par : le retard d'amélioration clinique (n = 12, 26%),
               le drainage thoracique prolongé (n= 17, 37%), et le décès (n=1, 2 %). Un enkystement pleural avec
               nécessité de recours à un traitement chirurgical, était noté dans 29% des cas (n=13). À long terme,
               on avait noté des séquelles fonctionnelles (n= 18, 40 %) et des séquelles radiologiques (n= 7,
               15%). Les facteurs significativement prédictifs d'évolution défavorable étaient : l'âge > 60 ans, le
               retard de consultation, le diabète, l'anémie, la maigreur, l'importance du syndrome inflammatoire
               biologique et l'isolement d'un BGN dans le liquide pleural.


               Conclusion :  La pleurésie purulente demeure une pathologie grave de par sa morbi-mortalité.
               L'identification des facteurs de mauvais pronostic  et  la précocité de la prise  en charge
               conditionnent le pronostic à court et à long termes.

















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