Page 69 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P34. LES PLEURÉSIES EXSUDATIVES : PROFIL ÉTIOLOGIQUE


                     C. CHAHBOUNE, H. ARFAOUI, M. NAHIDI, N. BOUGTEB, H. JABRI, W.
                     EL KHATTABI, MH. AFIF


                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL 20 AOUT 1953, CHU IBN ROCHD, CASABLANCA, MAROC


               Introduction :

               La pleurésie exsudative se définit par la présence de quantité anormale de liquide
               inflammatoire riche en protides et en cellules dans l’espace pleural. Ce déséquilibre résulte
               d’une inadéquation entre la formation et la résorption du liquide dans la cavité pleurale suite à
               diverses étiologies.

               Objectifs :

               Le but de ce travail, est de décrire l’aspect épidémiologique et le profil étiologique de
               pleurésie exsudative.

               Matériels et méthodes :

               C'est une étude rétrospective étalée sur 3 ans allant du janvier 2020 au janvier 2023, portant sur
               153 patients admis au service de pneumologie 20 Aout 1953 CHU Ibn Rochd de Casablanca.


               Résultats :

               La moyenne d’âge dans cette étude était de 48,26 ans, avec prédominance masculine (59,5%).
               Un antécédent de tabagisme est rapporté dans 56% des cas, un antécédent de pathologie
               néoplasique est retrouvé chez 3% des  patients, aucun malade n’est connu suivi pour une
               maladie de système notamment un lupus. Tous les patients étaient symptomatiques. La douleur
               thoracique d’intensité variable mentionnée par tous les malades, une dyspnée d’effort chez
               76% des patients. La PBP avec cytodiagnostic sont pratiquées 94%. Le cytodiagnostic est peu
               contributif contrairement à la PBP. La pleurésie était maligne dans 41% dont l’origine secondaire
               était au premier plan en particulier métastase pleurale d’adénocarcinome pulmonaire dans 27%,
               La tuberculose pleurale était responsable de 33% des cas.

               Un épanchement pleural révélant un LES dans 4%. Indéterminée dans presque un quart des cas.
               Le traitement était étiologique à base des antibacillaires dans les pleurésies tuberculeuses avec
               la kinésithérapie respiratoire contre la  pacchypleurite. Dans  les  pleurésies  malignes un
               traitement anticancéreux avec talcage a été proposé pour 87% des  patients, et anti-

               inflammatoire dans pleurésie lupique. L’évolution est bonne après traitement sauf pour les
               pleurésies métastatiques à cause des récidives et stades avances du cancer au moment de
               diagnostic.







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