Page 74 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P37. EMBOLIE PULMONAIRE : MOYENS DIAGNOSTIQUES


                     C. CHAHBOUNE, W. EL KHATTABI, Z. SQALLI HOUSSINI, N. BOUGTEB,
                     H. ARFAOUI, H. JABRI, MH. AFIF


                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL 20 AOUT 1953, CHU IBN ROCHD, CASABLANCA, MAROC


               L’embolie pulmonaire constitue la 3ème cause de mortalité cardiovasculaire après les infarctus
               du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.

                Le but de notre travail est d’évaluer la prévalence, le profil clinique et les moyens diagnostiques
               et thérapeutiques de ses patients. Pour cela nous avons réalisé une étude rétrospective s’étalant
               de janvier 2015 au Janvier 2023.

               Nous avons colligé 86 cas d’embolie pulmonaire, concernant 45 hommes  et 41 femmes, la
               moyenne d’âge était de 54 ans. Les principaux facteurs de risques thromboemboliques
               retrouvés sont l’immobilisation chez 20  patients (soit 23.5%), une chirurgie récente chez 5
               patients (soit 5.8%) et un antécédent de maladie thromboembolique a été retrouvé chez 4

               patients (soit 4.7%).
               Dans notre étude, les signes cliniques étaient dominés par la dyspnée chez 80 patients (94.1%),

               la douleur thoracique chez 57 patients (67%) et la toux chez 51patients (60%). Le score de WELLS
               a retrouvé une probabilité faible chez 21 patients (24,7%), intermédiaire chez 55 patients (63,5%)
               et forte chez 5 patients (5,8%). Le dosage des d-dimères était Positif dans 73 cas (soit 85,8%). La
               radiographie thoracique montrait des signes indirects d’EP chez 65  patients (76.4%) à type
               épanchement pleural ou atélectasies linéaires. L’angioscanner thoracique a objectivé une
               embolie pulmonaire chez 47 patients (54,11%). L’écho doppler des membres inférieurs a été
               réalisée chez 46 patients (54,1%). La scintigraphie pulmonaire a été demandée chez 25 patients
               (29%) et revenue positive chez 12 patients (48%).Le traitement à base d’HBPM dose curative a
               été instauré en  urgence chez tous les  malades dès que le diagnostic a  été évoqué. Le
               diagnostic  est  basé  sur  un  faisceau  d’argument  suffisant  pour instaurer une  prise en  charge
               adéquate.

               L’embolie pulmonaire est  une  urgence  diagnostique et  thérapeutique, fréquente dans la
               pratique du pneumologue. Les moyens diagnostiques sont multiples et ont beaucoup évolués,
               mais la clinique reste irremplaçable dans la stratégie diagnostique.


               Le diagnostic d’embolie pulmonaire reste un défi pour le clinicien et nécessite un faisceau
               d’argument suffisant pour instaurer une prise en charge adéquate.













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