Page 136 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P87. PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THÉRAPEUTIQUE
DE LA RHINITE ALLERGIQUE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT
D’AGADIR
A. KHANNOUS, F. BOUNOUA, S. ABDALA, H. SERHANE
SERVICE DE PNEUMOLOGIE, CHR HASSAN II, CHU SOUSS-MASSA, LABORATOIRE LARISS, FMPA,
UNIVERSITE IBN ZOHR, AGADIR, MAROC
Introduction
La rhinite allergique représente un problème de santé mondial, affectant 10 à 25 % de la
population générale.
Objectif
La présente étude s’est donnée pour objectif de déterminer le profil épidémiologique,
clinique et thérapeutique de la rhinite allergique chez le personnel soignant de la région
d’Agadir.
Méthodes
Nous avons mené en octobre 2023 une étude transversale exhaustive à visée descriptive et
analytique réalisée auprès de 140 personnels soignants souffrant de la rhinite allergique,
travaillant dans la région d’Agadir, par l’administration d’un questionnaire sur la plateforme
Google forms, l’analyse des données a été faite par le logiciel IBM SPSS Statistics v26.
Résultats
La moyenne d’âge était de 28,17 ± 5,33 ans, avec prédominance féminine 80,7 %. La moyenne
d’IMC était de 24,44 ± 3,76 kg/m2, 44,3 % des participants étaient des infirmiers et 25,7 % des
médecins, la moyenne d’âge du début des 1ers symptômes était de 16,9 ± 6,6 ans, la
manifestation clinique était dominée par le prurit nasal (77,1 %) et les rhinorrhées claires (74,3 %),
suivi par l’obstruction nasale (54,3 %) et les éternuements (53,6 %), 56,4 % des participants avaient
d’autres manifestations allergiques associés, notamment la conjonctivite allergique (30 %) et la
dermatite chronique (21,4 %). Au total, 72,9 % des participants avaient des antécédents familiaux
de rhinite allergique.
Parmi les facteurs déclenchants ou aggravants, on a trouvé la poussière (81,4 %), l’humidité (60 %),
et la forte odeur des produits chimiques (54,3 %)
La forme intermittente légère était la plus prédominante (59,28 %), suivie par l’intermittente
sévère (17,14 %)
Les médicaments utilisés étaient les antihistaminiques (65,7 %), la corticothérapie inhalé (24,3 %),
et la corticothérapie par voie orale (24,3 %).
52,1 % estiment que leur condition à des retentissements sur leur vie quotidienne et travail.
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