Page 174 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P113. PROFIL ÉTIOLOGIQUE D 'HYPERÉOSINOPHILIE DANS LES
PATHOLOGIES RESPIRATOIRES : A PROPOS DE 26 CAS
LOUBNA .BOUMEKRAT. SOUAD AALIL, ABIR BOUHAMDI, MERYEM.
KARHATE, MOUNIA SERRAJ, BOUCHRA AMARA, MOHAMED ELBIAZE,
MOHAMED CHAKIB. BENJELLOUN, LAMIAE. SENHAJI,
SERVICE DE PNEUMOLOGIE, CHU HASSAN II FES FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE DE
FES UNIVERSITE SIDI MOHAMED BEN ABDELLAH FES, MAROC
Introduction :
La réponse inflammatoire éosinophilique est associée à diverses atteintes pulmonaires. La
situation la plus fréquemment rencontrée est celle de la découverte d’une hyperéosinophilie
chez un asthmatique. D’autres pathologies pulmonaires de gravité très variable peuvent être la
conséquence d’une atteinte respiratoire éosinophilique. L’objectif de l’étude était de décrire
les différentes formes des atteintes pulmonaires à hyperéosinophilie.
Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 26 patients (14 femmes et 12hommes) suivis au service
de pneumologie de CHU Hassan II Fès sur une période de 02 ans depuis janvier 2022 jusqu’à
janvier 2024.
Résultats :
L’âge moyen était de 56 ans [34 ans -79 ans]. Un antécédent d’asthme connu était retrouvé chez
13 patients. Les signes cliniques respiratoires étaient dominés par une dyspnée continue chez 21
malades, une dyspnée récurrente chez 05 patients, une toux sèche chez 12 patients et une toux
productive chez 09 ; tandis que les signes extra respiratoires représentaient surtout une rhinite
d’allure allergique chez 14patients, une hématurie chez 08 patients et une atteinte cutanée chez
05 cas. L’hyperéosinophilie sanguine était présente chez tous nos malades avec des taux
variant de 590et 8000elm/mm³. La présentation scanographique était faite de verre dépoli
(10cas), opacités micronodulaires (08cas), dilatation des bronches (07cas) et condensations
parenchymateuses (06 cas). Dans le cadre du bilan étiologique, une coproparasitologie des
selles était faite chez 07 malades revenue positive à Entamoeba Histolitica chez deux cas, des
expectorations induites à la recherche d’éosinophile faites chez 03 patients revenant positive
dans 02 cas, une fibroscopie bronchique avec LBA chez 07 patients révélant une éosinophilie
pulmonaire dans 07 cas, un dosage des IgE totaux élevé chez 09 malades (taux variant de 118 à
2000) et des ANCA positifs chez 02 malades. Sur le plan fonctionnel, la spirométrie faite chez
tous nos malades objectivait un trouble ventilatoire obstructif chez 15 patients, un trouble
ventilatoire mixte chez un patient et un trouble ventilatoire d’allure restrictif chez 10 patients. Les
étiologies retenues étaient un poumon éosinophile idiopathique chronique ou maladie de
Carrington (08 cas), asthme hyperéosinophilique chez 08 cas, granulomatose éosinophile avec
polyangéite (03 cas), Aspergillose bronchopulmonaire allergique (02 cas) et Syndrome
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