Page 194 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P123. PROFIL DE L’ASTHME CHEZ LA FEMME MÉNOPAUSÉE


                     L.AJDIR, L.CHAKIB. M.IJIM. O.FIKRI. L.AMRO

                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL ARRAZI, CHU MOHAMMED VI, LABORATOIRE LRMS, FMPM,
                     UCA, MARRAKECH


               Introduction : Les modifications hormonales chez la femme pourraient avoir des conséquences
               importantes sur la fonction respiratoire ; en particulier dans l’asthme qui serait plus fréquent, plus
               sévère et moins contrôlé après  la ménopause. But du travail :  déterminer  le profil clinique,
               thérapeutique et évolutif des patientes asthmatiques ménopausées.

               Patients et méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 62 patientes
               âgées de 47 ans et plus, en péri et post ménopause suivies en consultation d’allergologie sur
               une période allant de janvier 2020 à Décembre2023.

               Résultats : La moyenne d’âge était de 57 ans, 22 patientes étaient en péri-ménopause et 40 en
               post-ménopause. 10% des patientes sont exposées au tabagisme passif. Toutes les patientes
               ne recevaient aucune  hormonothérapie substitutive. 23 patientes avaient  un asthme
               d’apparition tardive et 39 un asthme préexistant, évoluant en moyenne depuis 12 ans. L’atopie

               personnelle était absente chez les patientes avec un asthme d’apparition tardive et présente
               dans 72 % des cas avec un asthme préexistant. Les facteurs aggravants, tels que : le RGO, le
               surpoids, l’obésité et l’intolérance à l’aspirine étaient retrouvés respectivement dans 59 %, 55 %,
               39 % et 9 %. L’asthme était persistant sévère dans 55 % des cas, persistant modéré dans 39% des
               cas et persistant léger dans 6%. Un trouble ventilatoire obstructif fixe concernait une patiente sur
               3, sévère dans  8 cas. Le traitement était basé sur l’association corticoïdes inhalées et
               bronchodilatateurs de  longue durée d’action, dont une association  à  un  anticholinergique
               longue durée d’action chez 4 patientes. Malgré ce traitement optimal, le contrôle total de
               l’asthme n’est obtenu que dans 35 % des cas.

               Conclusion  :  L’asthme  au  cours  de  la  ménopause  est  souvent  sévère  et  difficile à  contrôler
               nécessitant une prise en charge thérapeutique particulière non encore codifiée et une lutte
               contre les facteurs aggravants.

























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