Page 217 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P139. PROFIL DES PATIENTS POLYSENSIBILISÉS EN
CONSULTATION D’ALLERGOLOGIE
C. RACHID, G. MOUSSOUNDA, M. IJIM, O. FIKRI, L. AMRO
SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL ARRAZI, CHU MOHAMMED VI, LABO. LRMS, FMPM, UCA,
MARRAKECH, MAROC
Introduction:
La polysensibilisation est définie comme une sensibilisation simultanée ou successive à
plusieurs molécules non apparentées chimiquement. La connaissance des particularités de
l’association polysensibilisation et manifestations allergiques permet d’optimiser sa prise en
charge.
But du travail : Le but de notre travail est de déterminer le profil épidémiologique, clinique et
allergologique des patients polysensibilisés.
Patients et méthodes : Étude rétrospective de 82 cas cas suivis à la conusltation d’allergologie
au service de pneumologie au sein de l’hôpital Arrazi du CHU Mohammed VI de Marrakech sur
une période de 2 ans (Janvier 2022 – Janvier 2024).
Résultats :
82 patients ont été inclus : 72% femmes et 28 % hommes, avec un âge moyen de 33 ans et des
extrêmes d’âge allant de 18 ans à 72 ans. Le reflux gastro-oesophagien était retrouvé chez 14,3%
des cas, l’obésité chez 15,4%, Le tabagisme est noté chez 6 %, le diabète chez 3,5%, la
tuberculose chez 2,3 %, l’hypertension artérielle 1,8%, syndrome de fernand widal 1,5%. Nos
patients asthmatiques ont bénéficié d’un interrogratoire minutieux, d’un examen complet avec
des test cutanés (prick-tests) réalisés dans tous les cas. Les tests cutanés était positifs aux
acariens dans 92% des cas, aux blattes germaniques dans 31% des cas, aux pollens dans 75%
des cas, à l’aspergillus dans 10 % des cas, aux phanères des animaux dans 42% des cas, aux
trophallergènes dans 22 % des cas. Un terrain d’asthme a été retrouvé dans 69% des cas, de
rhinite dans 69 % des cas, de conjonctivite allergique dans 71% des cas, d’urticaire dans 17% des
cas. L’asthme était intermittent dans 63 cas (28,6%), persistant léger dans 51 cas (23,2%), persistant
modéré dans 72 cas (32,7%) et persistant sévère dans 34 cas (15,5 %). L’évolution était
généralement bonne sous traitement médicamenteux associé aux mesures d’éviction.
Conclusion :
Nous soulignons à travers notre étude la fréquence de l’association allergie respiratoire et
polysensibilisation. Sa différenciation avec une allergie croisée reste problématique en
pratique mais pourrait profiter des allergènes recombinants.
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