Page 224 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
P. 224
P145. LES MANIFESTATIONS THORACIQUES DES
HÉMOPATHIES MALIGNES
L.ROMANE, H. YASSINE, M. IJIM, O. FIKRI, L. AMRO
SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL ARRAZI, CHU MOHAMMED VI, LABORATOIRE LRMS, FMPM,
UCA, MARRAKECH, MAROC
Introduction : Les hémopathies malignes représentent un groupe de cancers hématologiques
caractérisés par une prolifération anormale de cellules sanguines dans la moelle osseuse. Bien
que ces maladies se manifestent souvent par des symptômes systémiques, elles peuvent
également présenter des manifestations spécifiques dans le système thoracique, affectant les
poumons, la plèvre, le médiastin et les structures vasculaires. But du travail est d’étudier les
diverses manifestations thoraciques des hémopathies malignes ainsi que les moyens de
diagnostiques, étiologiques et thérapeutiques.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur les patients
diagnostiqués avec une hémopathie maligne au service de pneumologie du CHU Mohammed
VI de Marrakech sur une période de 5 ans allant du 1 Janvier 2018 au 31 Décembre 2023.
Résultats : Nous avons colligé dans notre étude une totalité de 36 patients dont de 69% étaient
de sexe féminin. La moyenne d’âge était de 38 ans avec des extrêmes d’âge allant de 18 à 86 ans.
A l’examen clinque, Le syndrome d’épanchement liquidien était noté dans 55 % des cas, des
adénopathies périphériques dans 31 %, des masses pariétales dans 10 % et des nodules sous-
cutanés dans 6 %. La radiographie thoracique a montré l’association de plusieurs anomalies dont
la plus fréquente était un élargissement médiastinal dans 66 % des cas suivie d’une opacité
pleurale de type liquidienne dans 55 %, un aspect en lâcher de ballon dans 17 %, une opacité
pulmonaire dans 17 %, un syndrome alvéolaire dans 1 %, un trouble de ventilation type
atélectasie dans 4 %. Le scanner thoracique avait noté des adénopathies médiastinales dans 51
% des cas, un complexe ganglio-tumoral dans 16 %, un processus parenchymateux dans 10 %,
une condensation alvéolaire dans 0.1 %, des opacités réticulaires de distribution lymphatique
dans 1 % et un épanchement pleural associé dans 55 %. La confirmation diagnostique était
obtenue par la biopsie thoracique transpariétale dans 18 cas soit 50 %, la biopsie pleurale dans
37%, la biopsie ganglionnaire dont 7 %, la thoracotomie et le myélogramme dans 1 cas chacun. Il
s’agissait d’un lymphome malin non hodgkinien dans 49 % des cas, d’une maladie d’Hodgkin
dans 36 %, d’un myélome multiple dans 11 %, de leucémie aiguë dans 3 % et de leucémie
lymphoïde chronique dans 1 %. L’évolution au cours de l’hospitalisation dans notre formation,
était stable dans 59 % des cas, aggravation de leur état général respiratoire et hémodynamique
dans 32% et 9 % des cas étaient décédés. Le traitement mené par la suite au service
d’oncologie, reposait essentiellement sur la chimiothérapie.
Conclusion : Une bonne approche clinique et le complément par une TDM thoracique permet
de suspecter fortement le diagnostic pour le confirmer par la suite par biopsie d’où
223 | P a ge

