Page 243 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P157. LE SYNDROME D’APNEES CENTRALES DU SOMMEIL :
ETIOLOGIES ET THERAPEUTIQUES À PROPOS DE 60 CAS
H. BOUJAMAI2, M. BELAIDI2, S.LABYAD1, M.BE BENJELLOUN1,
Y.CHEFICHI1. M. ELBIAZE1,2, L. SENHAJI2, M. KARHAT2, M.SERRAJ2,
B. AMARA2, MC. BENJELLOUN2
CENTRE UNIVERCITAIRE DE MEDECINE DU SOMMEIL1, CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE
HASSAN II2, FES, MAROC FACULTE DE MEDECINE DE MEDECINE DENTAIRE ET DE PHARMACIE DE
FES UNIVERSITE SIDI MOHAMMED BEN ABDELLAH USMBA
INTRODUCTION :
Le SAS central (SACS) : il est secondaire à un arrêt de la commande centrale respiratoire au cours
du sommeil. Il se définit par plus de cinq apnées ou hypopnées centrales/heure, associées ou
non à une respiration périodique de type Cheynes-Stokes. Lorsque des événements
obstructifs sont également présents, on continue à parler de SAS central quand il y a plus de 50
% d’événements centraux. Ce seuil est arbitraire et peut varier dans la littérature entre 30 et 80 %.
MATERIELS ET METHODES :
Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive, sur une période de 5 ans (du janvier 2018 au
janvier 2023), portant sur des patients présentant un SAS avec apnées centrales et qui ont
consulté le centre du sommeil au CHU de Fès et ils ont réalisé une polysomnographie.
RESULTATS :
Parmi les 1218 études de sommeil analysées, 60 cas de syndrome d'apnée centrale du sommeil
(SACS) ont été répertoriés au cours de la période considérée. Les patients présentaient un âge
moyen de 58 ans (11- 85 ans), une sex-ratio de 2.5. Une insuffisance cardiaque était notée chez
28.3% des cas, avec une fraction d'éjection altérée chez 30%. Des troubles du rythme cardiaque,
tels que la fibrillation auriculaire, étaient présents chez 5% des patients. Des pathologies
neurologiques, principalement l'épilepsie, étaient observées chez 8.3% des cas. Deux patients
(3.3%) présentaient un syndrome d'obésité hypoventilation, et un seul patient (1.6%) avait une
histoire de prise d'opiacés.
Les symptômes les plus fréquemment rapportés étaient les ronflements (85%) et l'asthénie avec
somnolence diurne excessive (63.3%). Une hypertension artérielle non contrôlée était
détectée chez 38.3% des patients. L'examen ORL révélait un obstacle des voies aériennes
supérieures chez 20% des cas, principalement une hypertrophie amygdalienne. L'obésité était
présente chez 41.6% des patients, dont 20% étaient considérés comme obèses morbides. Le
score d'Epworth indiquait une somnolence diurne excessive chez 51.6% des cas, avec un score
élevé (>15) chez 36.7%. Le risque élevé du syndrome d'apnée obstructive du sommeil, évalué
par le score de Berlin, était noté chez 65% des patients.
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