Page 261 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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une réascension de la créatininémie après réintroduction de la Pyrazinamide confirmant ainsi,
l’incrimination de la PZD dans l’insuffisance rénale aigue.
Schéma de traitement préconisé dans ce cas : 2RHE/7RH avec évolution clinique et biologique
favorable objectivée par la prise de poids, l’assèchement de la pleurésie et une fonction rénale
correcte tout au long de la durée du traitement.
DISCUSSION :
L’atteinte rénale aigue aux antituberculeux constitue environ 1% des complications aux
antituberculeux selon les données de la littérature (1).
Le risque de cette atteinte, toutefois rare, est l’insuffisance rénale chronique irréversible voire le
décès par IRA dans les cas extrêmes.
L’atteinte la plus probable est la néphrite interstitielle aigue immuno-allergique avec comme
facteur de risque principal : La prise antérieure du médicament et la prise discontinue (1,2).
Les études publiées à ce sujet incriminent en chef de fil la Rifampicine comme la molécule la plus
à risque (1,2,3) responsable de la majorité des cas rapportés.
L’atteinte rénale aigue secondaire à la Pyrazinamide, comme notre cas, est extrêmement rare
ayant été retrouvée dans deux cas isolés publiés respectivement au Pays-bas (4) et au Japan (5).
L’alternative thérapeutique dépend de la localisation et de la sévérité de l’atteinte tuberculeuse.
CONCLUSION :
La néphrotoxicité des antituberculeux et spécialement de la Pyrazinamide constitue un effet
secondaire insuffisamment rapporté dans la littérature.
Le but de cette publication est de sensibiliser les professionnels de santé à cette complication
rare mais grave au cours du suivi du traitement antituberculeux.
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