Page 55 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P25. ÉTUDE DU RAPPORT NEUTROPHILES LYMPHOCYTES DANS
LES EXACERBATIONS DE LA BRONCHOPNEUMOPATHIE
CHRONIQUE OBSTRUCTIVE : DIFFÉRENCIATION DES CAUSES
BACTÉRIENNES ET NON BACTÉRIENNES
FARISSI YOUSSEF1,2,FDIL SOUMIYA2, ZAGAOUCH DALAL2, BOUTI
KHALID2, HAMMI SANAA2
1 : SERVICE DE PNEUMOLOGIE, HOPITAL CASTRES-MAZAMET, FACULTE DE SANTE, UNIVERSITE
PAUL-SABATIER, TOULOUSE, FRANCE. 2 : SERVICE DE PNEUMOLOGIE, CHU MOHAMED 6
TANGER, FACULTE DE SANTE ET DE PHARMACIE DE TANGER, MAROC
Introduction :
une exacerbation de BPCO est définie comme un événement caractérisé par une dyspnée
accrue et/ou une toux et des crachats qui s'aggravent en <14 jours et qui peut s'accompagner
d'une tachypnée et/ou d'une tachycardie et est souvent associée à une inflammation locale et
systémique accrue. Plusieurs marqueurs inflammatoires sont utilisés pour tenter d’aider les
cliniciens à identifier la cause de l’EABPCO et à différencier les causes infectieuses et non
infectieuses. Parmi ces marqueurs, le rapport neutrophiles lymphocytes (RNL) a été étudié pour
sa capacité à différencier les étiologies infectieuses et non infectieuses d'une part et l’origine
bactérienne ou non d'autre part. Cette étude s'intéresse à étudier les causes d'exacerbation de
la BPCO et à analyser le RNL de chaque patient en exacerbation
Matériels et méthodes :
Nous avons mené une étude prospective d'une durée de 6 mois, portant sur les patients admis
au service de pneumologie pour une exacerbation de BPCO à l'hôpital de Castres Mazamet.
Des examens de laboratoire ont été effectués pendant l'exacerbation, la NFS avec numération
différentielle automatisée incluant les neutrophiles, lymphocytes et plaquettes. Le RNL a été
calculé en divisant le nombre de neutrophiles sur le nombre de lymphocytes. L'étude
analytique a été réalisée à l'aide du logiciel spss version 22.
Résultats :
Nous avons colligé 54 patients. La tranche d’âge prédominante était entre 66 et 80 ans par 55,9%,
le sexe prédominant était le sexe masculin par 68,5% avec un sex-ratio a 2,17. La durée moyenne
de séjour était de 13,24 jours. Les comorbidités les plus fréquentes étaient représentées par
l’HTA (46,3%), le diabète (18,5%) et la néoplasie (16,8%). Les étiologies bactériennes étaient la
cause la plus fréquente d’exacerbations avec comme germe isolé H.Inf chez 15 patients soit
25,9%, E.COLI chez 3 patients soit 5,6%, moraxella catarrhalis chez 4 patients soit 7,5% et
pneumocoque chez 3 patients soit 5,6%, les germes PSEUDOMONAS, SERRATIA MARCESCENS
et STAPHYLOCOQUE AUREUS ont été isolé chez un patient chacun. 3 patients avaient une co-
infection H.inf/moraxella catarrhalis et 1 patient avaient une co-infection pneumocoque/H.inf
Concernant les infections virales elles représentaient 20,4% avec comme virus isolé covid 19
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