Page 84 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P47. LE DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE DES MASSES
MÉDIASTINALES ANTÉRIEURES
C.BELHAJ, N. BOUGTEB, Z.H. SQALLI, H. ARFAOUI, H. JABRI, EL
KHATTABI, M.H. AFIF
SERVICE DES MALADIES RESPIRATOIRE HOPITAL 20 AOUT 1953 CASABLANCA
Le médiastin est une région anatomique vaste répartie en plusieurs compartiments et qui peut
être le siège de pathologies tumorales très variées. Ces tumeurs sont rares, souvent de
découverte fortuite et posant un problème de diagnostic étiologique qui reste purement
histologique.
Pour étudier les masses médiastinales antérieures, nous avons mené une étude rétrospective
incluant 47 cas de masses médiastinales antérieures colligées entre janvier 2017 et juillet 2023.
La moyenne d’âge était de 42 ans. Le sexe masculin prédominait dans 28 cas. Le délai moyen de
diagnostic était de 45 jours. La découverte fortuite était retrouvée chez 7 cas. Ailleurs, La
symptomatologie clinique était faite surtout de syndrome cave supérieur, douleur thoracique,
dyspnée à l’effort et de toux sèche.
La radiographie thoracique montrait un élargissement médiastinal dans la majorité des cas
associé à une opacité de type pleural dans 8 cas, le cliché thoracique était normal dans 3 cas. La
TDM thoracique réalisée chez tous nos patients objective une masse médiastinale antérieure
dans la majorité des cas, associée à un épanchement pleural homolatéral dans 10 cas et
épanchement péricardique dans 3 cas.
Le diagnostic histologique était obtenu par biopsie transpariétale (PBTP) dans 30 cas, biopsies
bronchiques dans 6 cas, cervicotomie de Kocher dans 4 cas, médiastinoscopie ou
thoracoscopie dans 4 cas et par ponction biopsie pleurale (PBP) dans 3 cas. L’examen
anatomopathologique complété par immuno-histochimie (IHC) avait montré un lymphome
lymphoblastique T (16 cas), un carcinome à petites cellules (13 cas), un lymphome hodgkinien (3
), un carcinome non à petites cellules (4), un thymome (4 cas), un goitre plongeant (3 cas), un kyste
bronchogénique (un cas), un tératome (un cas), un séminome (un cas) et un cas de leucémie aigu.
La décision thérapeutique des carcinomes à petites cellules était prise dans une concertation
pluridisciplinaire, ainsi le traitement était chirurgical dans 9 cas, une chimiothérapie était indiquée
dans 15 cas. 20 patients étaient adressés en hématologie pour complément de suivi. Nous
rappelons à travers cette étude que les masses médiastinales constituent souvent un problème
de diagnostic étiologique. Le scanner thoracique est la pierre angulaire dans la démarche
diagnostique. La preuve histologique est indispensable pour prédire le pronostic et orienter
l’attitude thérapeutique ultérieure notamment la nécessité d’une collaboration étroite entre
pneumologue, oncologue, chirurgien, radiologue et pathologiste.
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