Page 92 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P54. LES TROUBLES ÉLECTROLYTIQUES ACCOMPAGNANT LES
PLEURÉSIES TUBERCULEUSES
C.BELHAJ, H. ARFAOUI, S.EL HANAFY, N. BOUGTEB, H. JABRI, W. EL
KHATTABI, H. AFIF
SERVICE DES MALADIES RESPIRATOIRE HOPITAL 20 AOUT 1953 CASABLANCA
Introduction
Les déséquilibres électrolytiques subcliniques sont habituels dans les cas de tuberculose
pulmonaire et sont pourvoyeuse d’une grande morbi-mortalité cependant ils sont peu décrits
comme complications accompagnant la tuberculose pleurale d’où intérêt d’une une vigilance
accrue de la part des pneumologues.
Matériel et méthode
Nous avons mené une étude rétrospective chez les patients hospitalisés en service de
maladies respiratoires de l’hôpital 20 août qui posait un problème diagnostic de leur pleurésie
en précisant que le service n’est pas le premier niveau de réception des malades suspects
d’avoir la tuberculose. Durant la période allant de janvier 2020 à juillet 2023.
Résultats
Quarante-deux dossiers ont été étudiés. Les deux tiers de nos patients étaient de sexe masculin
(64%) avec une médiane d’âge de 38,5 ans (17 et 77 ans). Sur le plan clinique, la symptomatologie
été dominée par la douleur thoracique, la fièvre et la dyspnée et l’IMC moyen des patients était
de 16,8 kg/m2. Sur le plan radiologique, prédominance des pleurésies de moyenne à grande
abondance unie ou bilatérale chez 78,6 % des cas dont 14,3 % était enkysté et un hydro-
pneumothorax chez 16,7 % des cas. La confirmation bactériologique de pleurésie tuberculeuse
était retenue chez 38 % des cas et 62 % des cas le diagnostic était retenu sur une décision
collégial reposant sur des arguments cliniques biologique et histologique. Les principaux
troubles électrolytiques sont l’hyponatrémie est le trouble le plus fréquent avec 19 % des cas
suivi par l’hypokaliémie touchant 9,5 % des cas, l’hyperkaliémie chez 7,1 % des cas et finalement
l’hypocalcémie chez 4,8 % des cas. D’autres anomalies cellulaires étaient aussi retrouvés
notamment une lymphopénie chez la moitié des patients. Le traitement était à base d’une part
d’antibacillaires, d’un drainage pleural et d’une kinésithérapie de lutte contre la pachypleurite et
d’autre part une correction des désordres électrolytiques. L’évolution était marquée par la
guérison de 88 % des malades, la persistance de pachypleurite chez 7 % des cas et le décès
chez 4,8 % des cas.
Conclusion
Le diagnostic précoce des troubles électrolytiques sont primordiaux afin d’optimiser la prise
en charge globale des patients suivis pour pleurésie tuberculeuse et améliorer le pronostic
vital.
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