Page 94 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P55. LA TUBERCULOSE PSEUDO-TUMORALE : PROBLÈME
                     DIAGNOSTIQUE


                     S. MOUMNI, W. EL KHATTABI, N. MOUHSSINE, N. BOUGTEB, H.
                     ARFAOUI, H. JABRI, H. AFIF


                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE HOPITAL 20 AOUT 1953 CHU IBN ROCHD CASA


               Introduction

               La tuberculose pulmonaire pseudo-tumorale est  une entité rare qui simule le  carcinome
               bronchogénique surtout chez le tabagique, ce qui peut entraîner des difficultés diagnostiques,
               retardant une prise en charge précoce et adéquate de cette maladie infectieuse. Le but de ce
               travail est de décrire le défis diagnostic de cette maladie dans notre structure médicale.

               Matériel et méthode

               Nous avons mené une étude rétrospective qui a recensé tous les cas de tuberculose pseudo-
               tumorale colligés au service de maladie respiratoire de l’hôpital 20 Août 1953 sur une période
               allant de janvier 2013 au décembre 2023.


               Résultats

               Nous avons colligé 38 patients dont l’âge moyen est de 51  ans avec une prédominance
               masculine (79%). Le tabagisme actif était retrouvé chez 92% des patients et 10% des patients
               avaient rapporté un contage tuberculeux récent. La symptomatologie respiratoire étaient non
               spécifiques dominés par  la toux, la douleur  thoracique, la dyspnée  et  l’altération de l’état
               général. Les images radiographiques montraient la présence d’opacité d’allure tumorale se
               projetant au niveau du sommet chez 47,3 % des cas, du hile pulmonaire chez 23,6 % des cas, du
               lobe inférieur chez 15,7 % des cas, de la région axillaire chez 5,2 % des cas. Ces opacités étaient
               soit sous forme nodulairechez 5,2 % des cas et image en lâcher de ballon chez 2,6 % des cas.
               Les images scannographiques avaient montré la présence de masses tissulaire à paroi charnu
               mimant les tumeurs bronchogéniques chez la majorité des cas (92%), un nodule spiculé lobaire
               supérieur chez 5,2 % des cas, une image en lâcher de ballon chez 2,6 % des cas. Les lésions
               associées étaient des adénopathies médiastinales chez 39,4 % des cas, des micronodules péri-
               lésionnels donnant  un aspect de  lymphangite carcinomateuse chez 18,4 % des cas,  un

               épanchement pleural chez 10,5 % des cas et un envahissement des parties molles chez 2,6 %
               des cas. La bronchoscopie souple avait montré une inflammation bronchique chez 36,8 % des
               cas, un bourgeon tumoral chez 10,5 % des cas et une infiltration sténosante, une compression
               extrinsèque, un épaississement de l’éperon et un épaississement bronchiquechez 2,6 % des
               cas chacun. Un aspect endoscopique sensiblement normal était retrouvés chez 42,3 % des cas.
               La confirmation bactériologique de tuberculose pulmonaire était retenue chez 31,5 % des cas
               et après avoir éliminé toute malignité par les biopsies bronchiques. Aussi le diagnostic était
               retenu sur des arguments histologiques « granulome tuberculoïde avec nécrose caséeuse »
               chez presque la moitié des malades (55,2%)et sur des arguments de présomption chez 13,1 %


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