Page 112 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P70.  FOYERS DE CONDENSATIONS ALVÉOLAIRES D’ORIGINE

                     MALIGNE: DIFFICULTÉS DIAGNOSTIQUES ET PROFIL ÉTIOLOGIQUE

                     CHRAIBI Z., EL KHATTABI W., NAHIDI M., BOUGTEB N., ARFAOUI H.,
                     JABRI H., AFIF MH

                     SERVICE DE PNEUMOLOGIE HOPITAL 20 AOUT 1953 CASABLANCA



               Le syndrome de comblement alvéolaire est une entité radiologique qui regroupe les opacités
               pulmonaires déterminées par le remplacement de l'air alvéolaire par un produit pathologique
               de nature liquidienne, cellulaire ou par une substance anormale.

               Nous avons mené une étude rétrospective étalée du janvier 2012 á octobre 2023, comportant
               80 patients suivis pour bilan étiologique du foyer de condensation alvéolaire non amélioré sous
               antibiothérapie, soit 12% de l’ensemble des foyers  de condensations suivis au service.
               L’évolution est marquée chez cette catégorie par la persistance voire l’aggravation des images
               radiologiques,  la  négativité du bilan bactériologique  et  la dégradation  clinique de ces
               patients, chez lesquels nous avons poussé le bilan étiologique dont l’origine maligne est la plus
               probable.

               La moyenne d’âge est de 58 ans avec une prédominance masculine (81,2%). Le tabagisme actif
               est retrouvé dans 66% des cas, l’antécédent de tuberculose pulmonaire dans 22,7% des cas et
               de carcinome canalaire infiltrant du sein dans 10% des cas.


               La durée moyenne de la symptomatologie est de 2,8mois. Le tableau clinique est dominé par la
               dyspnée dans 89 % des cas, l’altération de l’état général dans 79% des cas et la douleur
               thoracique dans 55% des cas.

               L’imagerie thoracique a objectivé un foyer de condensation alvéolaire bilatéral dans 59,5% des
               cas. La bronchoscopie souple a montré un bourgeon tumoral chez 16.2% des patients, une
               sténose infiltrative dans 12.4% des cas. Par ailleurs, l’aspect était sensiblement normal dans 71,3%
               des cas.

               La confirmation histologique est apportée par la PBTP  dans 54% des cas, les biopsies
               bronchiques dans 29% des cas, la biopsie des glandes lacrymales et la biopsie chirurgicale
               dans 11% des cas. La ponction biopsie pleurale a permis le diagnostic positif chez 6%  des
               patients.  Le délai moyen de confirmation du diagnostic est de 5 mois.

               Le type histologique est dominé par l’adénocarcinome pulmonaire dans 33,8% des cas et le
               lymphome pulmonaire primitif dans 27,6%, le carcinome neuroendocrine dans 14,8% des cas, le
               carcinome épidermoïde et les métastases pulmonaires du carcinome du sein dans 9,8% des

               cas chacun. Le myélome multiple est noté chez un seul patient ainsi qu’une tumeur bénigne. Le
               traitement était palliatif dans la majorité des cas d’où l’intérêt de faire un diagnostic étiologique
               précoce.




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