Page 105 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P64.  LES MANIFESTATIONS RADIO CLINIQUE DE L’INFECTION

                     PULMONAIRE À PSEUDOMONAS AERUGINOSA

                     AIT MOUDDENE N., ARFAOUI H., BELHAJ C., BOUGTEB N., JABRI H.,
                     EL KHATTABI W., AFIF MH.

                     SERVICE DE MALADIE RESPIRATOIRE, HOPITAL 20 AOUT 1953, CASABLANCA, MAROC



               Le Pseudomonas aeruginosa (PA) est un bacille gram négatif opportuniste responsable d’un
               grand nombre d’infections dans certains groupes de patients à risques avec un poumon altéré.

               Le but de notre travail est de déterminer le profil radio clinique de l’infection pulmonaire à PA.

               Il s’agit d’une étude rétrospective des  patients hospitalisés  et réhospitalisés pour primo
               infection ou colonisation à PA au service des maladies respiratoires de l’hôpital 20 août entre
               janvier 2021 et mars 2024. Nous avons recensé durant cette période de 3 ans 21 cas d’infection
               pulmonaire à PA. Le sexe féminin était prédominant (66,6 %). La moyenne d’âge était de 50 ans.
               Le tabagisme a été retrouvé dans 4 cas, un antécédent de tuberculose pulmonaire dans 9 cas et
               la bronchorrhée était présente dans tous les cas. Les DDB étaient idiopathiques dans 7 cas,
               secondaires à une tuberculose dans 11 cas, à un déficit en alpha 1 antitrypsine, une polyarthrite
               rhumatoïde et une aspergillose broncho-pulmonaire allergique dans un cas chacun. Les râles
               sibilants et ronflants étaient retrouvés chez tous les patients. La radiographie thoracique
               complétée par la tomodensitométrie thoracique avait montré la présence de dilatations des
               bronches (DDB) dans tous les cas et le plus souvent de type kystique. Les DDB étaient diffuses et

               bilatérales dans 19 cas. Une hyperleucocytose à prédominance polynucléaire neutrophile a été
               retrouvée dans 15 cas. L’examen cytobactériologique des expectorations a permis d’isoler le
               PA dans tous les cas, après deux ou plusieurs prélèvements. Tous les patients ont bénéficié de
               l’antibiothérapie adapté à l’antibiogramme et se basait essentiellement sur la ceftazidime et
               l’amikacine auquel le PA était sensible.  La bonne hydratation et le drainage bronchique était
               indiquée chez tous les patients. La durée moyenne de séjour était de 14 jours avec une évolution
               favorable dans la majorité des cas.

               Le PA est une bactérie naturellement résistante à de nombreux antibiotiques d’où intérêt de
               taper fort à temps avec une antibiothérapie guidée par l’antibiogramme dès sa détection afin
               d’éviter sa transformation en germe multirésistant responsable de morbi-mortalité élevé.



















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