Page 76 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2024
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P39. PNEUMOPATHIE D'HYPERSENSIBILITÉ
BENTALEB S., EL KHATTABI W. AIT MOUDDENE N., BOUGTEB N.,
ARFAOUI H., JABRI H., AFIF MH.
SERVICE DES MALADIES RESPIRATOIRES, HOPITAL 20 AOUT, CHU IBN ROCHD, CASABLANCA,
MAROC
La pneumopathie d'hypersensibilité (PHS) est une cause fréquente des pneumopathies
interstitielles diffuses immuno-médiées. Elle est due à une exposition répétée à des antigènes
environnementaux organiques. Les formes cliniques les plus communément retrouvées étant le
poumon de fermier et le poumon d'éleveur d'oiseaux.
Le but de notre travail est de déterminer le profil clinique, radiologique, thérapeutique et
évolutif de cette entité pathologique.
Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 15 cas de pneumopathie d'hypersensibilité
colligés dans notre service sur une période de 5 ans .
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La moyenne d'age était de 51 ans avec une prédominance féminine (71%). L'exposition a été
retrouvée dans le cadre professionnel dans 49% des cas et dans le cadre domestique dans 72
% des cas. La symptomatologie clinique est dominée par la dyspnée (87%), la toux sèche (51%),
le syndrome bronchique purulent (36%). L'examen clinique est dominé par la présence de rales
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crépitants (79%), de râles sibilants (24%) et de squeaks (14%). Les sensations fébriles ont été
observées dans un seul cas. La radiographie thoracique a montré un infiltrat réticulo-
micronodulaire dans 57 % des cas. Elle était normale dans le reste des cas. La TDM thoracique a
objectivé dans 100 % des cas des micronodules à disposition centrolobulaire. Les autres lésions
élémentaires prédominantes sont le verre dépoli (86% des cas), les condensations (71 % des
cas) et le rayon de miel (36 % des cas). Les précipitines étaient positives dans 87 % des cas. Le
poumon d'éleveur d’oiseaux représente 93% de notre série. Le poumon de fermier est retrouvé
dans un seul cas. Les explorations fonctionnelles respiratoires ont objectivé un trouble
ventilatoire obstructif dans 57%. Tous les patients ont bénéficié d'une corticothérapie avec une
éviction antigénique. L’évolution était favorable dans 100 % des cas.
Le diagnostic de la PHS repose sur un faisceau d’arguments, la notion d’une exposition à des
antigènes incriminés, une symptomatologie compatible, l’existence d’images intertitielles et
bronchiolaires au scanner thoracique, une lymphocytose au lavage alvéolaire et de
précipitines. Le seul traitement efficace reste l’éviction antigénique.
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